I write poetry because it is the manner in which I can express and record my feelings on paper. The following are two of my poems, one which has been translated in French and the other in English:

 

Les miroirs silencieux

 

 

La nuit où la tempête était

Le confident de ton cœur de désert

N’as-tu pas entendu les gémissements

Que le vent confiait aux oubliettes.

Dans un passé lointain

 

* * *

 

Et le soleil

Était le gentil ennemi

Dont la méchanceté

Se faisait piller

En face des nuages

Dans le silence et dans l’obscurité.

 

* * *

 

Les miroirs

           Les miroirs

Que savent-ils de ta peine?

Toi qui, derrière un sourire,

Caches les souffrances

D’autrefois

 

* * *

 

Dans le silence de tes mains

Que tu regardes froidement !

Ton corps fatigué est désireux

D’un soleil qui murmure

Tes souhaits anciens

Dans les bruits de la mort

 

* * *

 

Écoute!

Je ne suis pas ton soleil

Je suis la même obscurité bleuâtre

De la nuit qui t’a fatigue

 

* * *

 

Oh, l’étranger!

Sacrifie-moi !

En face de l’arbre de temps

Des princes et tant de vassaux

Ont dit adieu au soif de vivre

En face de cet arbre

Les nénuphars bleus

Ivres du sang des victimes

Se pavanent

 

* * *

 

Oh, l’étranger

Au moment où je dis adieu

Tu n’entends pas mon cri

Qui s’émerge dans l’agitation

De ton cœur de mer

Regarde !

Juste un moment

La souffrance de mon existence.

Au font de tes yeux

Que surveilles-tu?

 

* * *

 

Regarde !

Tant d’amours…

              Tant d’amours…

                        Tant d’amours…

 

Qui ont été la lumière à peine apercevable des étoiles !

Qui m’avaient rendu le martyre !

Des jours à venir

 

Regarde ! Comment ?

Mes jours ensoleillés d’espoir

Sont devenus l’esclave de ta nuit

Éclairée de la lune

 

Regarde!

Comment je suis passé derrière les gémissements ?

Des gens, chagrinés,

Dont l’amour brûlait

Dans leur paradis chimérique

Ce roi de tristesse

Regarde tes mains maigres

Qui lui font honte

 

* * *

 

Demain

Quand le soleil se lève

Cette neige d’espoir

Se rend victime de ton amour,

Et c’est seulement ton sourire

Qui éternellement

Se repasse sur l’arbre de temps

 

                                        Ton sourire…

 

(Arian. Montréal. janvier 2001)

 

 

You’ve made me tired Montréal

 

 

Nobody stares into my eyes for more than thirty seconds

Except Barbara Streisand

In Sainte-Catherine Street

In Future Shop

When I go down those escalators

Her hand under her chin

Hiding herself in those old frames

She stares in to the very depth of my eyes

And only her

And only from the bottom of the escalators

To its top

Is this supposed to please me?

Or cause me pain?

 

You’ve made me tired Montréal…

From running after your mirages

From killing everything inside me

I built thousands of hopes

And killed them

Build them

And killed them

 

You’ve made me tired

From not looking at me

You were a nerveless shadow

In your own thoughts

 

You’ve made me tired

From seeing all your lonely women

And restless men

Where are all your beautiful stories?

Those that were whispers in my ears

For all these years

How do you hold all these cold and silent?

Look inside yourself?!

 

You’ve made me tired

From giving hope to myself

That you’ll be my crying shoulders

You’ve turned all my hopes into stones

What did you do in your many years of long sleep?!

With the restless women

And your lover dogs…

 

What did you do with lonely men

And your lover dogs…

All these uselessness downpours

Is molten in you

And you make everyone

A small reminiscence of your own

 

You’ve made me tired Montréal…

 

March - 2004 - Montreal - ( Translated By : Ghazal Arefi )

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